|
«
Ce qui est formidable dans le résultat musical, c'est la poésie
qui s'en dégage, cette satisfaction de l'oreille que l'intuition
sûre des interprètes sait à elle seule procurer...
.» “
A vibrant, riveting journey into a long-lost Languedoc culture... so effective,
dramatically and musically.” «Malgré un niveau d'attentes très élevé, dû à la grande qualité de ses précédentes productions, La Nef a quand même réussi à me subjuguer avec son dernier spectacle.... Une fois de plus, bravo à La Nef, qui enrichie le paysage musical montréalais d'une manière qui n'appartient qu'à elle. » Voir, Montréal
La Nef est récipiendaire d'un prix Opus 1997, décerné par le Conseil québécois de la musique, dans la catégorie Disque de l'année (ensemble de 20 musiciens ou moins) pour ce disque.
|
MONTSÉGUR, LA TRAGÉDIE CATHARE Montségur, 16 mars 1244. Après qu'ils eurent distribué tout ce qu'ils possédaient à ceux qui les avaient défendus durant dix mois, les parfaits de Montségur se jetèrent tous ensemble dans le bûcher préparé par les catholiques au pied de la montagne. En tout, deux cent vingt hommes et femmes périrent dans le brasier. Parmi eux se sacrifièrent des soldats de la garnison qui n'avaient pas voulu les abandonner. Très vite ce ne fut qu'un immense brasier, tandis que le Veni Creator, entonné de milliers de voix, couvrait les cris et les hurlements des victimes. On les fit passer des flammes terrestres dans celles de l'enfer . - Chroniqueur du XIIIe siècle
Les Cathares appartiennent à une secte Catholique du Moyen-Age jugée et condamnée comme hérétique. Leur religion prône un idéal de vie basée sur l'ascétisme et la pureté. Cataros en Grec signifie "Purs". Ils furent sévèrement persécutés par le clergé et le pouvoir politique, qui rêvait d'annexer à la couronne les riches terres d'Oc. Les derniers Cathares périrent dans les flammes du bûcher de Montségur, refusant de renier leur foi, leur indépendance et leur mode de vie. La capitulation de Montségur, dernière forteresse Cathare, mettra un terme à cette croisade. Avec l'annexion du Languedoc au Royaume de France, disparaîtra également l'art des troubadours, jadis florissant en cette terre de tolérance, de liberté et de cours d'amour. La Musique Les Cathares n'ont laissé pratiquement aucun documents écrits. Tout semble avoir été effacé par la tourmente de la croisade et les foudres de l'Inquisition. Aucune trace non plus d'une quelconque pratique musicale. Leur doctrine repose sur l'antagonisme du Bien et du Mal. L'Histoire a retenu de cette épopée une image dualiste: les Gens du Sud (les Gentils, les Parfaits ou les Bonshommes, comme on les nommait), d'un coté; les Gens du Nord (Barons Français, Clergé), de l'autre. Les sources musicales de ce programme ont été sélectionnées, instrumentées et traitées à partir de cette idée d'opposition. D'un côté, les instruments doux (harpes, luths, flûtes), les voix de femmes, la poésie des Troubadours exultant l'amour, les hautes valeurs humaines, la générosité, la noblesse de coeur. De l'autre, le son tonitruant des cornemuses, chalémies, tambours. Ganesh Anandan : Percussions Sylvain Bergeron : Oud, voix Claire Gignac : Contralto, flûte à bec, récitante Angèle Laberge : Soprano, harpe Viviane LeBlanc : Soprano, harpe-psaltérion Isabelle Marchand : Vièle à archet, voix Éric Mercier : Chalémie, cornemuse Rafik Samman : Voix, oud, percussions
Conception et direction musicale : Sylvain Bergeron Recherche historique/Textes : Alain Bergeron
|